Dictons sur Famille
Explorez notre collection de proverbes marocains traditionnels sur le thème «Famille», transmis de génération en génération.
آشْ عَنْد الْقَرْعَة مَاتَزقى غِيرْ خْيُوطْ رَاسْهَا.
“Qu'a-t-elle d'autre à protéger plus que ses rubans, la jeune fille sans cheveux ? (Quand le négligeable devient très précieux).”
ظَهَّرْلي الفْتُوحُ، نقَرِّي وَنحَفَّظْ اللُّوخ .
“Montre moi ton «ftouh» et j'apprendrai le coran à ton fils sur un «Louh».”
الْعَائَقْ فى الدَّارْ عَازْ.
“Une jeune fille à la maison est une honte. (Quand on a hâte de se débarrasser d'une charge). En effet, la jeune fille cloitrée risquait de rester vicille fille ou peut-ètre même de faire l'irréparable.”
دَارْ البْنَات خَالْيَة.
“La maison où l'on ne donne naissance qu'à des filles, est une maison déserte. Jadis les garçons qui se mariaient, habitaient avec leurs parents et remplissaient la maison paternelle de leurs épouses et de leurs enfants. Les filles par contre, une fois mariées, quittaient le domicile paternel et allaient vivre dans la famille de leurs époux. Ainsi les parents qui n'avaient que des filles voyaient leurs maisons se vider et devenir désertes.”
الْحَاجْبَة هِي اللِّي مَا نْشُوفْ مَن الْحلْقَه اللِيفَة.
“La «Hajba» est celle qui n'avait pas le droit de voir le ciel, même à travers une lucarne. «Hajba» : jeune fille ou dame cloitréc.”
إِذَا غْلَى الزَّرَعْ، رَجَلْ امِّي يُكثْلُه.
“Le prix du blé devient exorbitant ? peu importe ! c'est mon beau-père qui le paye. (Quand on a tout à gagner, et rien à perdre).”
سِيدِي حرَاميَّة، لَلااكثَرْمَنُه، سِيدِي حْسَبْ قَّدِّيدَة لَلأَقَطعْ مَتُه. الَيْتِيمْ بَكَانِي،وَخَى شيَبانِي.
“L'orphelin, même vieillard, fait couler mes larmes.”
الِلِي اعْطَى رَاسُه للْحَجَّامَة، يْدِيرُ لهُ فَوْنْ وَالأَقَطَّايَة.
“Qui livre sa tête aux coiffeurs (incompétents et fantaisistes) aura la surprise de voir sa tête ornée d'un «Guern» ou d'une «Guettaya». «Guerne m toupet qu'on laisse sur le côté de la tête rasée de l'enfant. «Guettaya» = toupet qu'on lui laisse à l'arrière de la téte.”
سِيحْتْ امْ الَعْرِيسْ، بَالْخفَّة دَخَلَتْ برَّاني.
“Peste soit de cette mère étourdite qui introduit dans la chambre nuptiale un étranger, à la place de son fils ...”
شْوَارْ بَنْتْ الْقَايِدْ، كُلَّه مْخَايَدْ.
“Dot de la fille du Caïd : des «mkhaïds», uniquement des mkhaïds ! (Quand on manque de g). «mkhaids = grands coussins bourrés de laine.”
هَذَا رقَادِي، وَالأَطَلَّقْ اقِّي.
“Je dors dans ce lit ou tu quittes ma mère. (Devant l'obstination, l'entetement).”
خَاوِي بَنْ خَاوِي، مَنْ يَشْرِي وَيْدَاوِي.
“Fou et fils de fou celui qui achète une bête malade dans l'espoir de la vendre très cher, après l'avoir guérie. (Rèves et chimères).”
اللّي رْبَحْنَاهْ فى البَكْرِي، تْرمْحُوة فى الْمَازُوزي.
“Si la culture des primeurs ne nous rapporte rien, que pouvons nous espérer des tardifs ? Les fellahs emploient ce proverbe dans le sens propre. Les citadins l'utilisent dans le sens figuré pour faire allusion a ce qui suit : Les bienfaits mal rendus, les ingratitudes, les déceptions etc ... ESPAGNOL,- «L'ingratitude est une fille de l'orgueil», (Cerventès).”
عَامَ الخِير وَالسُّلْطَان الصَّغِيرْ.
“Année de l'opulence et du «Jeune Roi». (Année bénite). Le 18 novembre 1927 Sa Majeste Mohammed V succède à son père Moulay Youssef, à l'age de 18 ans. Cette année bénite fut particulièrement féconde. Les fellahs s'enrichirent. Ce fut une année mémorable. D'où le dicton populaire : «année de l'opulence et du jeune Roi».”
خِيّاطْ الَمضَارَبْ يُهُودِي، وُمُولَ الذَّهَبْ هُوَوَلدُه.
“Le vieux matelassier est un juif ; le grand bijoutier est son fils. (Vivre de son métier).”
الصَّنْعَةِ إِذَا مَا غْنَتْ تَسْترْ، وَقِيلَ تْزِيدْ فى العْمرْ.
“Si métier n'enrichit, métier protège de la misère et pourrait même vous sauver la vie. (Hommage à l'apprentissage). PERSAN .- Un sac d'or se vide ; la bourse de l'artisag est toujours pleine. Et volci comment on peut avoir la vie sauve grice à son méțier : «Un rol très sage, fait apprendre à son fils unique le métier de «mjadli (fabriquant de bandoulières de soit brodécs) .u”
امَسْحُوا فى لْحِية ابُوكُمْ آوْلِيدَاتيّ.
“Essuyez vos mains dans la barbe de votre père. (Abnégation paternelle). BASQUE .- «L'aiguille habille les autres et demeure nue»,”
الشَّجْرة كَنَاكُلْ الَعْصَا عْلَى اوْلاَدْها.
“L'arbre est battu à cause de ses enfants (ses fruits) (Pensons à l'olivier),”
مْْخَاصْمَة الاحْبَابْ، مُنَ السَّطْوَانْ لَلْبَابْ.
“Querelles entre parents : du vestibule à la porte. (Sans lendemain). Chinois .- «Entre épour, pas de querelles qui résistent à la nuit».”
صَاحَبْ مَنْ وَاثَاك، لآمَنْ وَالاكْ.
“L'âme sœur vaut quelque fois bien mieux qu'un parent.”
الْمُوتْ فى وَسْطْ الاحْبَابْ نْزَاهَه.
“Mourir entouré de ses parents et amis, c'est mourir paisiblement.”
المُرَاة وْالأوْلاَدْ فَى الدَّارْ، وَالرّجَلّ فى لآلَّه وْمَالي.
“Femmes et enfants au logis, mari et amis aux orgies. (Volupté et débauche).”
مُتِشِيتْ لدَارْ ابَّانَرْتَاح، لقِيتْ البْكاوَالنوَاخ.
“J'ai été chez mes parents pour y trouver la paix ; mais je n'y ai trouvé que pleurs et lamentations ..”
رَحْلِينْ اليتيمْ: كَيْنَوْضُو الْغُبْرَة فى اللّيّالي، وْكَيْدِيرُو الْغِيسْ فى الصَّمَاتِمِ.
“Les pieds de l'orphelin soulèvent la poussière, même en période de pluies et portent de la boue même en plein été. (Les faibles ont toujours tort).”
الْھمُّ المنْحُوس، خَلّيثُه فى دَارْابًا، لِقِيثُه فىْ دَارْ العُرُوسْ.
“J'ai trouvé chez mon mari les malheurs que j'avais cru laisser chez mes parents. (Aucun changement).”
حَزَّاقَة وَلْوالَة، وكَتَحْمَد فى السَّلّامَة.
“Torcher les enfants, pousser les youyous, souhaiter la bien- venue, ... tel est mon destin. (La bonne à tout faire).”
امَسْحُوا فىَ لْحِية ابُوكُمْ آولِيدَالتي.
“Essuyez vos mains dans la barbe de votre père.”
التَّرَابِي سَبْقَتْ الجّامَعْ.
“L'éducation des enfants commence à la maison et non à l'école coranique.”
الِلِي رَبِّى اوْلَادُه نْكى حُسَّادُه.
“Qui éduque bien ses enfants, nargue ses envieux. (Double satisfaction).”
اللِّي وْلَدْ لهُ شِي الزّمان،يوَبِیدْ،
“Quels que soient nos enfants nous nous devons de les éduquer.”
منشَاتْ ايَّام الخد يدَاتْ، وْجَات ايّامُ الاوْلِيدَاتُ.
“Loin est le temps des joues roses ; voici venir le temps des enfants. (Après l'insouciance, les responsabilités).”
رْضا اللهْ فى رضا الْوَالْدِينْ
“Les enfants bénis de leur père et de leur mère sont bénis par Dieu. C'est exact, quand il s'agit de parents éclairés qui n'abusent pas de leur autorité.”
قَرّولْدك فُون احْصِیرْ. وقَوّامْرَاتَك فوق الشرِيز.
“Instruis ton fils sur la natte et ton épouse dans le lit. (Agir selon les circonstances). Parfois la rudesse réussit avee l'enfant autant que la douceur avee l'épouse. PERSAN : «La bougie donne plus de tmière quand on la mouches.”
الأوْلاد لْبَاسْهُمْ خسَارَة، وْمَاكَلْتْهُمْ ثثَْارَة.
“Trop dépenser pour vêtir les enfants est perte, les bien nourrir est gain.”
وَلْدْاَحْلالْ، لاتْخلِّ لُه، وَّلْدْ الحْرَامْ، لاشْخَلِّ لُه.
“A votre progéniture bénite ou maudite ne laissez rien. «Si elle est bénite, elle a suffisament de qualité pour ne compter que sr elle et gagner sa vie par ses propres moyens, Si elle est maudite, elle aura vite fait de dilapider la fortune que vous lui aurez laissée». CHINOIS : «Si vos enfants sont méchanes, ils ne réritent pas d'hériter ; s'ils sont bons et travailleurs, ils n'en ont pas besoin ..”
طِيعُوا أوْلادْكُمْ، لاْخَرْجُوامْسَاخِيطْ.
“Obéissez à vos enfants si vous ne voulez pas qu'ils soient «Mçakhitt» (maudits). (Prudence et circonspection).”
سِيدِي وْلالَّه مَا ثقَرِّي
“Trop de «Sidi» et de «Lalla» nuisent à la bonne éducation. ALLEMAND : «Qui traite son fils délicatement, l'embarque sur un vaisseau fragile».”
اللِّي مَارَبَّاوَهْ وَالْدِيهْ، الزِّمَان يرَبِّيهْ.
“Qui ne prend pas la peine d'éduquer ses enfants, laissera à la vie le soin de le faire. Or la vie est souvent très dure quand elle instruit, et ses leçons coûtent très cher à ceux qui ne sont pas préparés à les recevoir.”
الْبَنْتْ اللّي وَصُلَتْ لَلتَّظْفِيرَة، مَابقَتْ شيصغيرة.
“La fille qui atteint l'âge de la «tadhfira», n'est plus une fillette. (C'est une jeune fille).”
الِلّي رَبَّى بنَائُه قَالْ اللهْ عَتْوَائُه.
“Qui éduque bien ses filles, évitera bien des accidents.”
اخْتَرْ لولْدَك الاصلْ، وَاخْتَرْ لْبنتَكْ الرّجَلْ.
“Pour ton fils, choisis la famille ; pour ta fille, choisis l'homme. Une fille bien éduquée, une fille qui fera une maîtresse de maison, voilà ce qu'il faut à votre fils. Un homme fort et travailleur, un homme capable de gagner sa vie et fonder un foyer, voilà ce qu'il faut à votre fille.”
عَائق باب اْچيسة، تطَلَّلْ عْلَى المَْرِيضْ، وَتهَنّي النَّفِيسَة.
“La jeune fille de «Bab El Guissa» : Elle visite les malades et félicite les accouchées. (Quel dérèglement !).”
بَنْتْنَا بَشْعُورْهَا، مَا تَحْتَاجْ خْيُوطْ.
“Les cheveux de ma fille sont longs et abondants : Ils n'ont pas besoin de rubans. (Quand on se suffit à soi-meme).”
زِينْ المْرَاة، فى ضْيَاهَا، وْزين الْعَائَقْ، فى حيَاهَا.
“La femme est belle par son rayonnement ; la jeune fille, par sa pudeur.”
الزِّيْنْ فى بنَائنَا سْلَالَة، مَن الْعَمَّة لَلْخَالَة.
“La beauté de nos filles est héréditaire, du côté du père comme de la mère. (Prétention et sottise).”
الْبَتْتْ شْرِيكة امَّهَا.
“La fille est l'associée de sa mère. (Tout se partager).”
الْعَاثَقْ إذَا بَارَتْ، عْلَى سَعْدْهَا دَارَتْ.
“Que la vieille fille sache attendre : Son sort ne sera que plus beau. RUSSE : «Ne te précipite pas dans la forêt, chevrette, et tous les loups seront à toi».”
الدَّفَّة بْالقْفَلْ، وَالْعَاثَقْ بْالَعْقَلْ.
“La serrure protège la porte ; La sagesse protège la fille. (Pas de défiance). CHINOIS : «La porte la mieux fermée est celle que l'on peut laisser ouverte», ARABE : «Ceux qui ne sont pas vertueux le deviennent dès qu'on les traite comme des gens vertueux».”
فى باب العروس والحماة
“De la bru et de la belle-mère”
أنَا وَحْمَاتي كَنَبكِيوْ مَنْ عَيْن وَاحْدَة.
“Ma belle-mère et moi pleurons avec les mêmes yeux. (Line entente exemplaire !).”
شْكُونْ يُشْكرك يَااخْتي، غِيرامِي وْغَالْتي، وَالحَزَّارَة جَارْتي،
“Qui dira du bien de toi, ma sœur ? en dehors de ma mère, ma tante et notre flatteuse voisine. (La renommée).”
صِيحَة طَارَتْ فى الشّمَا، العرُوسَة اكْبَرَ منْ امَحْمَاة.
“Un cri déchire les cieux : Oh ! «laaroussa» est plus âgée que «lahma»! (Devant l'inattendu). Normalement, «lahma» ou belle-mère est plus âgée que sa belle-fille.”
حَتَّ فى الْحَمَّامْ مْرُوبلَة، لَاَطَاسَة، لَاَمشْطَة، لَاغَاسُونْ.
“Désordonnée, même au hammam : Ni «tassa», ni «mechta» ni «ghaçoul». (Vollà ma belle-fille !). «tassa» ou bol à l'aide duquel les femmes puisent l'eau chaude du «qobb» (seau de bois) quand elles sont au hammam. Cette eau est versée soigneusement sur les cheveux dénoués et peignés. Le «ghaçoule est une espèce d'argile noirâtre utilisée comme savon pour rendre les cheveux lisses et la peau douce,”
حمَاني وْجَه الدَّلُو، هِيَ حَارَّة وَلْدْهَاحُلُو.
“Tête de broc que cette belle-mère : Autant amère que son fils est doux. ESPAGNOL : «Belle-mère, fut-elle de sucre, est amère»,”
الَعُرُوسَة المُتْمُوسَة، هِيَ اللّي مَا تَرْضَى بَاللُّوسَة
“Qu'une bru s'amuse à tenir tête à sa belle-sœur et c'est l'enfer pour elle.”
إذَا كَانْتْ الحْمَاة فى الثَّلْفْ، كَتْكُوُنْ العُرُوسّة فى الخُلْفْ.
“Belle-mère négligée, belle-fille en mauvaise posture. (Respectons la belle-mère).”
حمَائي لَلأَتي، وْبَنْتْهَا مُولاتي.
“Ma belle-mère est «lalla» ; ma belle-sœur, «moulati». (Conciliation).”
الْعَمْدَة عْلَى الشَّمَاق، أمَّا الزِّينْ غِيرْ زْوَافْ.
“La beauté n'est qu'artifice ; bien tenir sa maison, voilà le principal. C'est toujours la belle-mère qui dénigre la beauté physique de sa bru et qui lui reproche d'être incapable de tenir un foyer.”
حَتَّ ثحَممَتْ، عَاَدْ شَطّبَاتْ وْعَزَّفَاتْ.
“Ma belle-fille, Dieu la garde, a dépoussiéré sa maison, tout de suite après son retour du hammam. (Méthode et organisation).”
حَلْفَتْ العرُوسَة مَا شحَبِّ الحْمَاة، حَتىَّ تَبْيَاضْ الْفَحْمَه.
“La belle-fille a juré de n'aimer sa belle-mère que si le charbon noir devient charbon blanc. JUIF : «La belle-mère et la bru dans la même maison sont deux chats dans un sac».”
طْعَامْهَا لَذِيذْ، وْفِيهْ رِيحْتْ الْقَفَّالْ.
“Le couscous de ma belle-fille est succulent : Il a même un arrière goût de «qeffal». (De l'ironie). Le «qeffal est une bande de tissu qu'on enduit de farine mouillée pour fermer hermétiquement le couscoussier. Comme le «qeffal» se conserve pour être utilisé plusicurs fois, il finit par avoir une odeur particulière. Et quand une ménagère le laisse tomber par mégarde dans la sauce, le couscous conserve infailliblement le gout du qeffal ... Et c'est toujours la belle-fille qui fait la bêtise ... Et c'est toujours la belle-mère qui est là pour s'en apercevoir.”
ارْجَعْ لِي يَاصَغْرِي بَاشْ نَاكي غرُوسْتي.
“Ô jeunesse perdue ! Reviens-moi, que je nargue ma bru. (Jalousie, regrets, nostalgie).”
بيتْ عرُوسْتيّ، فى حَال عَشّ بَلّآرَجْ، كَفْ له يُشْطَحْ لَك.
“Le salon de ma bru ? Un nid de cigogne ! Bats lui la mesure, il se mettra à danser. (Un beau désordre). NEERLANDAIS : «La belle-mère ne se souvient pas qu'elle a été un jour une belle-fille».”
النَّاسْ اخْذُواحَقْهُمْ بَامْحَفْتَة، وهِياخْذَتُه باُجفنه.
“Chacun a eu sa poignée de sottises à l'exclusion de ma bru qui en a eu une bassine. (On l'accable). INDIEN : «Le vase brisé par la belle-mère était un vase félé ; celui brisé par la belle-fille était tout neufs.”
التَّحْزِيمَة تَحْزِيمَه، وَالطَّيَابْ مْشَيَّطْ دِيمَا
“En tablier, oui ; les manches retroussées, oui ; mais la cuisine sent toujours le brûlé, chez ma bru. (La bonne volonté y est).”